Mes recherches portent sur la production, la circulation et les usages des savoirs biomédicaux. Formé en biologie puis en histoire, philosophie et anthropologie des sciences, j’ai consacré ma thèse à l’étude des neurosciences contemporaines, en combinant histoire des recherches sur la mémoire et ethnographie de laboratoire. Dans le prolongement de ces questionnements, mes recherches postdoctorales se sont orientées vers la sociologie de la santé, avec un intérêt particulier pour la médecine génomique en cancérologie et les transformations des pratiques cliniques. Je me suis notamment intéressé aux transformations dans la production du diagnostic et de la prescription en cancérologie, induites par le séquençage à très haut débit du génome des patients et par l’informatisation des outils de prescription.Je travaille aujourd’hui sur les relations entre savoirs médicaux, pratiques de prescription et inégalités de genre dans les soins, en particulier sur les biais de prescription des anxiolytiques, antidépresseurs et traitements antidouleur en médecine générale.
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